Qui sommes-nous ? Nos activités Actualités À propos de nous English version
silence
APPEL À PROJETS
PROCHAIN WORKSHOP
Cook Your Project, été 2026
3—7 JUIL.
DEPUIS 1993 — PARIS · ANGOULÊME
N° 001
PRINTEMPS
2026
BUREAU D'ÉTUDES POUR LE CINÉMA
DÉVELOPPEMENT
WORKSHOPS
CONSEIL

Inviter le
silence,
cultiver la
conversation

Une réflexion visant à proposer de nouvelles pratiques et à favoriser la création, la circulation des talents.

40
ANS DE CINÉMA
— Qui sommes-nous ?

Une vocation : faire naître la réflexion

Silence&Conversation a comme vocation de faire naître une réflexion sur le renouvellement des outils visant à favoriser la création et la circulation des talents.

Silence&Conversation, société pilote spécialisée dans le conseil en développement audiovisuel et l'accompagnement des talents, absorbe Initiative film, fondée en 1993 et dirigée par Isabelle Fauvel depuis 32 ans. Yaëlle Suisse rejoint la société en 2025 en tant que collaboratrice d'Isabelle Fauvel.

Portrait d'Isabelle Fauvel

Isabelle Fauvel

Après avoir produit chez Flach Film et forte de cette expérience, Isabelle Fauvel fonde Initiative film en 1993, première société exclusivement dédiée aux activités de développement. Depuis, à l'international, elle est l'interlocutrice privilégiée de scénaristes, réalisateurs et producteurs autour des activités suivantes : scouting de talents, repérage de sujets dans la littérature en vue d'être adaptés, consultations sur projets à tout stade de développement, story editing et conseils pointus durant toute la période de gestation des projets et ce à tout moment de carrière.

L'accompagnement des talents permet de faire des mariages entre un sujet et un scénariste, un scénariste et un réalisateur, un réalisateur et un producteur, un producteur et un co-producteur. À ce titre, elle intervient régulièrement lors de manifestations dédiées. Elle a été également intervenante à l’Université, en école de cinéma ou dans des programmes professionnels, Labs, ainsi que bon nombre de formations internationales (premiers programmes Euromed Medea, Aristote, Socrate…), ou dans le cadre de festivals. Isabelle a crée des passerelles facilitant l’adaptation littéraire (Le club des éditeurs à Cannes en 1999, Mediscript en Italie, Étonnants Scénario à Bamako, Adapt Lab à Turin au sein du Torino Film Lab) Chargée de mission pendant 10ans de Shoot the book ! Elle crée en partenariat avec Quai du polar et la Scelf : Polar en Série.

Ayant exploré les multifacettes de cette étape fondamentale qu’est le développement, Isabelle a contribué, via ses activités multiples, à de très nombreux projets qui, devenus des films, ont été, pour certains, sélectionnés à des festivals prestigieux tels que Cannes, Berlin, Toronto, Venise, Locarno… et dont certains ont reçus la caméra d’or, un prix de la mise en scène, et même l’Oscar du meilleur film étranger.

Fidèle à sa volonté de fertiliser le terrain du développement Isabelle fonde en janvier 2025 Silence&Conversation, société pilote visant le renouvellement des outils destinés à favoriser la création et la circulation des talents. Basées entre Paris et Angoulême, Isabelle Fauvel et son équipe déploient leurs compétences à l'international.

Portrait de Yaëlle Suisse

Yaëlle Suisse

Après avoir effectué sa scolarité à Marseille, Yaëlle déménage à Paris pour faire une licence de cinéma à Paris 1, qui lui a permis de se découvrir une sensibilité pour le scénario. En parallèle, elle s'investit dans de nombreux tournages sous différentes casquettes — d'assistante réalisatrice à costumière, pour finalement s'essayer à la réalisation, notamment en stop motion.

Yaëlle suit désormais une licence professionnelle à la Sorbonne Nouvelle en alternance et a rejoint, dans ce contexte, l'équipe de Silence&Conversation en 2025, apportant un regard neuf, celui de sa génération, et ses idées nouvelles.

— Notre philosophie

Une vision, une conviction

Silence&Conversation naît de mes 40 ans de cinéma, dont 32 ans dédiés à cette période passionnante qu'est le développement, de la naissance de l'idée à la mise en production, du projet au film, d'un désir à sa concrétisation.

Cette activité unique m'a fait voyager dans le monde entier, endosser de multiples responsabilités. J'ai croisé, pour des missions très variées, quelques milliers de projets, des centaines de professionnels à différents stades de leur carrière et de leurs ambitions. Invitée à partager leurs questionnements, leurs doutes, leurs désirs, leurs partis pris, leur vision, je n'ai fait qu'approfondir ma connaissance de ce moment crucial de la construction des projets.

Si désormais l'importance du développement est reconnue internationalement, donnant l’espace à de nouveaux métiers nés du besoin d’accompagner les talents, parallèlement j'ai pu constater des dérives interventionnistes dans ce processus fragile, entraînant progressivement un nivellement des projets. Une uniformisation de la forme, une bascule paradoxale où parler de mise en scène se raréfie, où il n'y a plus de place pour évoquer la nature cinématographique d'un projet, comme si évaluer le script suffisait.

Au fil du temps, j'ai ainsi relevé que la liberté de la forme comme du fond s'amenuisait au nom de l'industrie, tandis que cette tendance qui n’entraînait pas pour autant une augmentation des entrées, impose de façon indirecte cette subtile forme de censure normalisatrice. Année après année, j'ai observé le risque de déboucher sur un calibrage pour que, à l'image de ces fruits et les légumes sans saveur à l'étal de nos supermarchés, les films puissent rentrer dans des cagettes, flatter au premier coup d'œil les lecteurs dans leur rôle de premiers spectateurs, répondre aux besoins supposés d'un marché mondialisé.

Constatant que, s'il était possible de faire toujours plus de films, il était plus difficile de faire du cinéma, j'ai interrogé ma propre responsabilité. L'inquiétude de participer, d’une façon ou d’une autre, à cette dérive m'a poussée à la réflexion et de la réflexion au changement.

Le désir de prendre du recul pour proposer des alternatives a été un aiguillon formidable pour amorcer ce nouveau tournant professionnel, et refaire de mon activité une activité pionnière. Dès lors, s'est imposée à moi l'importance de la notion de silence pour se concentrer pleinement sur l'acte de création.

Inviter le silence, qui suivi de conversations nourries, se démarque du bavardage permanent que le monde contemporain entretient, se libère du règne de l'opinion et permet une façon ultime de se confronter à soi-même et à l'Autre.

Silence&Conversation s'articule autour d'une philosophie nouvelle porteuse de méthodes et d'ambitions différentes et se positionne comme un bureau d'études et de recherches où préside l'idée de transmission. L'idée de pousser la réflexion, de la confronter, d'ouvrir des espaces de liberté, d'inventer, de façon plus pointue, sont au cœur de la réinvention de la structure afin de proposer :

  • de nouveaux outils de développement,
  • des nouveaux lieux d'écoute, de discussion et de transmission
  • des réponses aux menaces de standardisation
  • des remparts contre toute forme d'hypocrisie dont devrait s'affranchir le geste artistique

Mais surtout, d'ouvrir de nouvelles perspectives afin de repenser les façons de faire en fonction des évolutions récentes du terrain de la création et de ceux qui le nourrissent.

— Isabelle Fauvel
— Nos activités

Le fruit d’une longue expérience

Lors de sa création en 1993, Initiative film a très largement exploré le secteur du développement, intervenant sur des projets principalement internationaux à n'importe quel stade d'écriture.

De cette expérience unique, qui a permis de travailler avec des centaines de talents et de sociétés de production, est né un savoir-faire que Silence&Conversation entend continuer à proposer pour ce qui concerne :

Trois activités pérennes héritées de 32 ans de travail dédié au développement d’Initiative film sont reprises par Silence&Conversation.

01

Consultations — Story Editing

Conçues comme de véritables radiographies des projets, qu'ils soient au stade du traitement ou d'un script très avancé, ces consultations permettent à chacun de prendre du recul et de sentir si le travail accompli correspond aux attentes, celles des professionnels impliqués, ainsi que celles des guichets où le projet va devoir trouver du financement.

Consultations qui prennent systématiquement en compte la vision, le rapport à la mise en scène, ce qui induit un un visionnage des travaux précédent du réalisateur ou de la réalisatrice. Une consultation peut être ponctuelle, notamment quand l'écriture se trouve freinée ou bloquée, ou si le besoin d'un suivi se fait sentir, un story editing peut être envisagé.

02

Conseil en développement

En parallèle des consultations ou indépendamment, l'expérience du développement accumulée permet de guider les producteur·ice·s dans leurs démarches, d'affiner leur stratégie et surtout d'anticiper les étapes principales de sorte à mieux gérer le temps du développement et son rapport aux talents. Ces conseils donnent aussi accès au réseau de contacts qu'Initiative film a su tisser pendant trois décennies.

03

Scouting de scénaristes

Si identifier des réalisateur.ice.s reste une chose accessible via des visionnages, identifier des scénaristes ne peut pas se faire en épluchant les génériques, car dès qu’il y a plusieurs noms, il est bien difficile de savoir qui a fait quoi dans l’écriture du film en question. Silence&Conversation a hérité d'une base de données unique de 534 scénaristes de 31 nationalités différentes, soit une multitude de langues de travail possibles en plus de l’anglais, de sensibilités, de technicités, de personnalités.

Les talents identifiés l’ont été sur la base de lecture de leurs travaux et le plus souvent d’une rencontre permettant le jour venu, et selon la demande, d’opérer les bons mariages entre les porteurs d’un projet désireux de faire entrer un.e scénariste à n’importe quel stade de l’écriture ou de la co-écriture.

— Nos workshops

Made in Silence & Conversation

L'industrie offre aux professionnels, selon leur moment de carrière, un nombre impressionnant de workshops et un large maillage de Labs, auxquels il convient d'ajouter de multiples résidences d'écriture au niveau local, régional, national ou international reflétant un réel besoin d'accompagnement, dans le moment le plus solitaire de la création cinématographique, à savoir le développement.

Dans ce contexte, l'idée est d'offrir des possibilités nouvelles pour répondre à des besoins spécifiques que 30 ans d'expérience en tant que tuteurs, mentors ou curateurs nous ont permis d'identifier. Pour garantir notre farouche idée de l'indépendance en matière de transmission et in fine, l'indépendance de la création, nous devons accepter de renoncer à certains financements qui entendent influer sur le contenu comme sur le contenant.

Être et vouloir rester confidentiel c’est-à-dire ne pas se laisser dévorer par la nécessité de communiquer en permanence.

Ne pas chercher à « fabriquer » le succès à tout prix pour remplir des statistiques, que d’éventuels partenaires seraient susceptibles d’exiger, ce qui a une incidence évidente sur le processus de sélection (Profils, état d’avancement du développement).

Ne pas faire notre promotion sur le succès que nos participants reçoivent car le mérite leur revient.

Ne pas devoir traiter les « matières » que nous ne voulons pas nous être imposées.

Rester à l’écart de la multiplication des échanges d’opinions.

Et surtout ne pas aborder de méthodes de « team building » ou autres réflexes corporate que nous jugeons inappropriés.

Et bien évidement se tenir à l’écart de L’IA pour le travail à accomplir ensemble.

Tel est l’esprit dans lequel se construisent les modules de transmission et formation conçus par Silence&Conversation.

01

Cook Your Project

Quatre jours uniques pour mijoter votre projet. Émulsionner cuisine et écriture, en groupe et en individuel.

ATELIER 4 JOURS
3 — 7 JUILLET 2026

Concevoir, écrire, développer un projet a beaucoup à voir avec la cuisine : les chef·fe·s sont des auteurs et des autrices. Dans le monde cosmopolite de la gastronomie ou de la bistronomie, les uns revisitent la tradition, les autres innovent.

Entre écrire un long métrage mais surtout le produire, le livrer à un public et élaborer un repas, un menu, ouvrir un restaurant, les parallèles sont troublants. Mettre les mains à la pâte, cuisiner en développant son projet peut être inspirant, constituer une façon intéressante de prendre du recul, d'occuper ses mains et ses sens quand l'esprit a besoin d'une distraction qui le ramène au cœur de sa quête.

En matière de cuisine comme en matière de cinéma, il faut se méfier des formules à répétition, des menus uniques ou des modes, de sorte à s’adapter à des univers, des imaginaires, des spécificités culturelles de narration, des moments de carrière différents.

Avec Cook Your Project, nous avons mijoté un concept inédit et innovant consistant à émulsionner en parallèle deux ateliers, un atelier d'écriture et un atelier de cuisine d'un genre particulier, où les étapes fondamentales du développement des projets sont questionnées sous le prisme de l'activité en cuisine.

Sur 4 jours, les participant·e·s ne feront pas seulement la cuisine ensemble : ils bénéficieront de plusieurs rendez-vous individuels sur leur projet, mais aussi de conversations en groupe sur la mise en scène et leur pitchdeck.

En salle : Isabelle Fauvel (Silence&Conversation) — En cuisine : Catherine Paprocki (Cather'ing).

Cook your Project « recette originale » a lieu une fois par saison, mais il est possible de faire voyager le concept dans une ville ou un pays de votre choix. Nous nous déplaçons à la demande.

Au menu

  • En apéritif : un état des lieux du métier et des enjeux, des obstacles aussi, que tout auteur·ice-réalisateur·ice doit savoir affronter.
  • En entrée : une réflexion sur les étapes de développement et la meilleure façon pour chacun de s'y préparer.
  • En plat de résistance : un travail de groupe en cuisine et individuel en salle.
  • En dessert : 3 rendez-vous individuels avec un·e consultant·e par projet.
  • Au goûter : du temps pour digérer et écrire.
RécurrenceUn workshop par saison en France / et sur demande à l'international
LieuÀ 30 min de Paris / n'importe où dans le monde
DuréeQuatre jours
AccessibilitéÀ n'importe quel stade d'écriture
Nombre de participantsSix auteur·ice·s, avec possibilité pour le·la producteur·ice de venir partager des moments de convivialité
LangueFrançais / Anglais
TarifVoir l'appel à projets

* Le programme précis de l'atelier constitue la recette de celui-ci et ne sera dévoilé qu'aux participant·e·s une fois inscrit·e·s.

Témoignages

« Comblée par la générosité d'Isabelle et de Catherine dans leurs domaines respectifs, je maîtrise maintenant la thématique de mon film et la recette de la polenta aux cèpes ; en trois jours, c'est pas mal. »
— Marlène Poste, France (Plan Loup)
« J'ai passé un moment gourmand et intense, mon ventre a grossi quand mon scénario s'est affiné. Je recommande cette expérience à tous les cinéastes (sauf à ceux·elles qui sont au régime). »
— Stéphane Vuillet, Belgique (Troisième homme produit par Velvet Films)
« Autour des fourneaux, on mijote des plats, on façonne des histoires, portés par le besoin brûlant de raconter et la passion d'apprendre à donner forme à ce qui nous habite. »
— Camille De Leu, Belgique (Montagne produit par Roue Libre)
« Cuisine et Cinéma, deux pratiques : un sport d’équipe et la débrouille. »
— Lucien Lepoutre, Belgique (À perte de vue produit par Kwassa Films)
CANDIDATER À CETTE SESSION →
02

Tutoring on Demand

Conçu entièrement sur mesure en termes de durée, de dates et d'encadrement.

SUR MESURE
INTERNATIONAL

Parce que les projets sont des prototypes et que les talents n'ont pas tous les mêmes besoins, ni les mêmes moyens, le même rythme ou temps disponible, des réponses sont proposées selon un principe simple :

Des workshops conçus entièrement sur mesure en termes de durée, de dates, d'encadrement comme de contenus.

T.O.D a réuni à travers le monde une dizaine de mentors, tuteurs, experts chevronnés capables de guider un travail d'écriture ou de réécriture, ou plus généralement de développement, prêts à être sollicités dans ce cadre inédit.

T.O.D répond à vos besoins spécifiques en temps réel, que vous ayez besoin de :

  • un workshop dans l'urgence ou à la date souhaitée
  • un workshop dédié à un ou plusieurs de vos projets, ou mutualisé avec les projets d'un partenaire
  • d'une durée variable en fonction des besoins réels des projets
  • d'un suivi en ligne éventuel à la carte et sur mesure à la suite du workshop
  • de réunir les talents spécifiques des projets que vous développez : chef opérateur, monteur, comédien·ne…

...Concrètement :

T.O.D propose un ou plusieurs mentors en fonction des spécificités requises et du nombre de projets, ainsi que de la langue de travail souhaitée. T.O.D missionne un tuteur au lieu de votre choix, ce qui permet de rester dans votre pays / ville, ou d'opter pour un lieu spécifique comme le lieu de tournage du film à venir d'un des projets, intégrant la notion de repérages d'écriture.

RécurrenceFlexible sur demande toute l'année
LieuFlexible / N'importe où dans le monde
DuréeFlexible selon le besoin des projets
Nombre de participantsAutant que souhaité, à raison d'un tuteur pour quatre projets
LangueFlexible selon le besoin du workshop
TarifsFlexible selon le nombre de projets et le nombre de jours

Témoignages

« En tant que producteur émergent, j'ai vu mes auteurs grandir dans ce contexte plus rapidement qu'en plusieurs mois de travail classique à Bruxelles. J'ai été ravi de lancer cette nouvelle génération d'ateliers nommé TOD, Tutoring on Demand, qui s'adapte à 200% aux besoins, aux personnes et aux projets. »
— Lio Scailteur, Wise Up, Belgique
« À travers des métaphores qui rendaient accessibles les enjeux à la compréhension de chacun quelque soit notre parcours, le travail collectif était relayé par des rendez-vous individuels à la carte permettant d’aller à notre propre rythme. Un « nid sain », source pour moi d’un regain de confiance. »
— Clara Diet (Éveil produit par Wise Up)
« Cet atelier m'a permis de transformer une idée brute en un traitement structuré et efficace. Un cadre de travail précieux que je recommande vivement aux étudiants sortant d'école de cinéma voulant également acquérir une idée des réalités professionnelles auxquelles il convient de se préparer. »
— Raphaël Kaddour, Belgique (Fred)
« En 4 jours, j'ai retrouvé facilement le plaisir et l'entrain qu'il me fallait pour retravailler mon projet, approfondir ses personnages et mieux définir ma place comme auteur dans le film. Nos discussions n'ont pas manqué de silences et de digressions qui finissent souvent par nourrir, à leur manière, le projet et le désir de cinéma. »
— Jules Koechlin, Suisse (Dix beuveries)
DEMANDER UN T.O.D →
03

Book Your Week-End

Un week-end par mois dédié exclusivement à l'écriture, dans une maison du 18ème au cœur d'Angoulême.

DÈS JANVIER 2027
ANGOULÊME

Écrire un projet, qu'il soit tout nouveau ou déjà bien avancé, signifie tenir un calendrier pour ne manquer aucune opportunité. Même quand on est organisé, le plus difficile reste la régularité.

Pouvoir programmer des week-ends dédiés exclusivement à l'écriture, à la réécriture, au positionnement de vos projets cinématographiques permet de :

  • donner à ses développements un rythme approprié
  • Passer un week-end entier avec son co-scénariste ou son producteur ou sa productrice est toujours précieux, mais assez rare
  • bénéficier de l'expertise de professionnels reconnus dans le domaine du développement, sollicités en fonction de la nature des projets développés

Au coeur d'une maison du 18ème siècle, havre de paix située au centre historique d’Angoulême, lieu de rencontres et de réflexion, d’écoute et de conversation.

Possibilité de réserver un ou plusieurs week-ends consécutifs ou non, selon le suivi souhaité et surtout selon les besoins des projets :

  • dialoguer sur le moment d'écriture dans lequel se trouve le projet
  • rebondir sur une consultation préalablement commandée
  • poser les bases du travail à poursuivre

Ou tout simplement, prendre le temps et l'espace pour écrire en ayant la possibilité de réfléchir sur son travail, ses attentes.

RécurrenceUn week-end par mois à partir de janvier 2027, calendrier à paraître bientôt
LieuAngoulême
DuréeTrois jours, avec une arrivée le vendredi et départ le dimanche
AccessibilitéÀ n'importe quel stade d'écriture
Nombre de participantsDeux projets par week-end, avec possibilité d'accueillir deux co-auteurs par projet et/ou un·e producteur·ice
LangueFrançais / Anglais
TarifsDégressif selon le nombre de week-ends réservés
RÉSERVER UN WEEK-END →
04

In Progress

Silence-Souffle&Conversations, Silence&Conversations, Écritures&Signes, Play On Screen, One location one film.

EN COURS
2027 / 2028

Silence, Souffle & Conversations

En quoi le silence et le souffle concernent-ils le travail d'écriture en général et les travaux d'écritures cinématographiques en particulier ?

Dans un monde où les nuisances sonores de toutes sortes perturbent nos pensées, retrouver un calme intérieur pour entamer ou reprendre le développement de ses projets demande souvent de s'éloigner de ce qui nous parasite, de se couper des réseaux, des sollicitations, du bruit...

Bien loin d'un programme de développement personnel, il s'agit ici :

  • De (re)trouver dans le silence l'essence, le sens du projet dont on est porteur, et de s'extraire du concert des opinions qui finissent par perturber sa vision
  • Se confronter au silence n'est pas nécessairement une ascèse mais requiert une volonté, une forme de courage dont l'essentiel doit émerger
  • De (re)trouver dans le souffle l'énergie, venant en quelque sorte « dégivrer » les pensées que le silence aura fait émerger, et d'insuffler ce souffle dans la narration
  • De (re)trouver dans la conversation la matière suffisante et nécessaire pour nourrir son projet, le faire évoluer et mûrir, le désir et le plaisir de se confronter au regard de l’autre sans solliciter une opinion mais une réflexion

Silence-Souffle&Conversation propose une approche globale et sensorielle où tout commence par se confronter à soi-même, à ce qui importe d'exprimer hors des influences indésirables, parfois pour rompre avec des sujets qu'on pense avoir trop souvent traités, parfois pour renouveler sa façon de les raconter.

5 jours sur place*

  • Premier jour : une invitation au silence et un travail sur le souffle
  • Deuxième jour : réflexion sur les problématiques de l'écriture en cours
  • Troisième jour : la réponse du silence : travail individuel dans le silence
  • Quatrième jour : silence, écritures et travail sur le souffle
  • Cinquième jour : marche et conversations

* Même les jours où le silence n'est pas requis, tous les dîners se passent dans le silence.

LieuCommuniqué ultérieurement
DuréeQuatre jours
Nombre de participantsFlexible en fonction du lieu
LangueFrançais / Anglais
TarifsCommuniqué ultérieurement

Silence & Conversations

Inviter le silence pour se concentrer pleinement sur l'acte de création, qui, suivi de conversations nourries, se démarque du bavardage permanent que le monde contemporain entretient, se libère du règne de l'opinion. Une façon ultime de se confronter à soi-même et à l'Autre.

Cet atelier se propose de se confronter au silence et à une certaine forme d'isolement afin de se concentrer pleinement sur l'acte de création. Puis les participant·e·s retrouveront en fin de journée des intervenant·e·s de différents domaines pouvant nourrir des conversations qui ne soient pas nécessairement basées sur le texte lui-même.

Silence&Conversations répond à la nécessité de (re)trouver l'essence du projet que l'on développe, ou du désir même d'écrire et de réaliser.

Silence & Conversation travaille sur de nouveaux concepts d’atelier pour 2027/2028 :

Écritures & Signes
Atelier conçu pour les personnes sourdes et malentendantes.
Play on Screen
Atelier axé sur l'adaptation de pièces de théâtre ouvert aux scénaristes et aux dramaturges.
One location, one film
Atelier sur l'écriture et la conception de huis-clos.
— Actualités

Cook Your Project - Édition de juillet 2026 !

● APPEL À PROJETS — ÉTÉ 2026

Quatre nuits, cinq jours pour mijoter votre projet.

Date butoir d'envoi des candidatures comprenant synopsis, lettre de motivation, CV et filmographie : 18 juin 2026.

Le workshop se déroule à 30 min de Paris depuis la gare de Lyon. Le tarif inclut le logement et la pension complète.

Dates
3 — 7 juillet 2026
Tarif avec producteur attaché
2 300 € HT
Tarif sans producteur
1 800 € TTC
Candidatures
Jusqu'au 18 juin 2026

1ère collaboration avec la maison d'édition Allez-Zou, spécialisée dans les livres textiles imprimés et cousus à la main en France, dont la philosophie fait écho à celle de Silence&Conversation : répondre au besoin d'un retour à l'essentiel et au concret dans un monde toujours plus technologique et virtuel.

1er partenariat avec le Rhum Baie des Trésors. Dans un écosystème où l’offre mondiale de rhum est très peu régulée en termes de pratiques de fabrication, d’ajouts de sucre, de caramel, d’arômes ou de colorants, Baie des Trésors se distingue par une traçabilité et une transparence totale quant à l’origine de leurs cannes, à leurs méthodes de fabrication et aux ingrédients composant leurs rhums.

2 partenaires avec finalement deux philosophies proche de la notre…

Allez-Zou éditions Rhum Baie des Trésors
CANDIDATER →
— Galerie

Quelques images...

— Articles

Lectures & conversations

Une sélection d'entretiens et de textes pour prolonger la conversation sur le développement, la mise en scène et le sort du cinéma.

Cineuropa
« Le terrain sensoriel nous a conduits naturellement à parler images, son, et mise en scène, la grande oubliée des discussions actuelles en période de développement »
Sur Cook Your Project
2025

Entretien Cineuropa autour de Cook Your Project, sur la place de la mise en scène dans le travail de développement contemporain.

LIRE SUR CINEUROPA →
Cineuropa — Valerio Caruso
Isabelle Fauvel : « Il s'agit de remettre la mise en scène au centre de l'aventure du développement, de servir une vision »
2025

Entretien avec Isabelle Fauvel sur la naissance de Silence&Conversation, l'évolution du métier de développement et la nécessité de réinventer ses outils.

LIRE SUR CINEUROPA →
Screen Daily — Isabelle Fauvel
De la culture des tomates et du sort du cinéma
2014

Il n'y a pas si longtemps, les tomates avaient du goût, les futures générations le sauront-elles encore ?

Les tomates n'étaient certes pas calibrées, certaines étaient vilaines à voir, le marchand ne pouvait les garder longtemps de peur qu'elles se gâtent et leur transport était périlleux car elles étaient fragiles. Fragiles, moins belles parfois, mais goûteuses et odorantes, vitaminées et sans ces produits chimiques qui ne tuent hélas pas que leur texture, leur saveur, mais aussi nos papilles, voire nos organismes.

Si j’évoque les tomates aujourd'hui c'est que j'ai peur pour le cinéma, peur que les films n'aient plus de goût ou pire qu'ils deviennent le vecteur de la culture dominante, de la pensée unique, peur qu’ils obéissent à des règles de dramaturgie et d’esthétique lyophilisées qui uniformisent les projets.

En y réfléchissant bien, et même si depuis 30 ans j'oeuvre à ma façon pour le travail sur l'écriture et le développement, je suis régulièrement prise d'un vertige en comprenant que, ce souci sincère qui consiste à conduire un projet au plus près du désir de ceux qui le portent, peut entraîner des pratiques dangereuses, à court comme à long terme.

En effet, pour tous ceux qui confondent Maïeutique avec Eugénisme, accompagner une écriture cinématographique, un talent, un désir de cinéma peut déboucher très vite sur un calibrage de l'oeuvre pour que, comme les tomates, les films puissent entrer dans les cagettes, séduire les commissions censées les financer, flatter le premier coup d'oeil des spectateurs, enrichir les industriels qui les transportent plus facilement…

Or, accompagner une oeuvre, un talent, un désir réside en la capacité de ceux qui s’y collent : au consultant, au script editor, au co-auteur, au producteur bien sûr, à interroger le texte initial et le désir de cinéma de celui ou celle qui est à l'origine du projet, à considérer la promesse des prémices, à guider vers ce qui peut être fait et non vers ce qui doit être fait selon des critères plus ou moins avoués, sans quoi l'oeuvre n'appartient plus à personne et comme les tomates, le film à venir perd de son goût, de son caractère, de son odeur, de sa personnalité.

L'interventionnisme actuel quasi systématique est un poison. Certains gourous érigeant des règles qu'ils estiment pouvoir apporter le succès, sont au cinéma ce que les pesticides sont à l'agriculture. De plus en plus souvent, les projets qui contournent ces nouveaux commandements, les ignorent ou les transcendent, sont rejetés. Ainsi se crée une sorte de censure qui ne dit pas son nom, entraînant une dangereuse standardisation des scénarios et des projets.

Dans cette dynamique, ce n’est plus le désir de cinéma ou sa nécessité que nous interrogeons mais plutôt la volonté de faire un film-de-plus pour un "marché" dont, pourtant, le fonctionnement nous échappe toujours. Si encore ces règles permettaient d'augmenter le nombre des "succès", on s'en accommoderait peut-être, mais ce n'est pas le cas.

Alors oui, certes, les films sont techniquement mieux écrits, on tourne les pages plus facilement comme l'expression américaine consacrée le dit, mais cette facilité est souvent le premier pas vers la médiocrité, l'absence d'aspérités, gommées par le mauvais guide, le mauvais lecteur qui ne fait que vous reprendre sur ce qui ne correspond pas aux règles de la dramaturgie (revue et corrigée par ceux qui mélangent Aristote et Truby dans la même phrase) ou du marché. Ainsi un corpus de vocabulaire s’est imposé stigmatisant les scripts qui ne collent pas aux attentes : gare aux personnages qui ne suscitent pas d’empathie, gare à ce qui relève trop de l’imaginaire sans « justification psychologique ».

À force de réécritures n’obéissant qu’au désir de plaire, on uniformise qu'il s'agisse d'oeuvres dites d'auteur ou de films grand public, ce qui conduit immanquablement à l'eugénisme en matière de création cinématographique.

Et le paradoxe ici, c’est qu’en matière de cinéma, à contrario de la culture intensive des tomates, l’industrie ne s’enrichit pas nécessairement de ces nouvelles pratiques, car les films ne coûtent pas moins chers et à quelques exceptions près ne rapportent pas plus au box office.

Cette attitude n’est qu’une façon de gérer son insécurité ou son incapacité à concevoir la vision derrière les mots.

Dans une époque où le manque d’audace et l’uniformisation ont touché bon nombre d’autres industries qu’elles soient culturelles ou non, la question cruciale est de se demander si nous voulons que les films qui nous donnent envie de faire du cinéma doivent attendre d’avoir le label Bio pour (re)-exister sur le marché ? Ce marché dont les exigences sont si souvent déformées, interprétées, fantasmées, ce marché invoqué désormais aussi par les auteurs, par les réalisateurs qui parfois vont plus loin que leur producteur sur la voie du salut commercial.

Où est passé le rôle de l’artiste dans notre société si – comme Jonathan Nossiter le rappelle – il n’est plus là pour « remettre en cause les systèmes de pouvoir » ? L’obsession du box office gagne du terrain et comme il l’exprime clairement « l’impression que – nous – les artistes, journalistes avons abdiqué le rôle de contestataires, de découvreurs de beautés inattendues », tout doit être absolument compréhensible, justifié, expliqué, surligné et on oublie le pouvoir de suggestion des images, des non-dits, des silences au cinéma.

Certes, penser à son public est fondamental, mais là ce n’est pas au public que l’on pense, mais à la poignée de décideurs et à leurs lecteurs qu’il convient de séduire au point de se trahir, au point de se prostituer sans même savoir si ces décideurs et leurs lecteurs ont les attentes qu’on leur prête.

Chacun incrimine l’autre sur le parcours et au passage la question du cinéma n’est plus vraiment invoquée.

Alors, bien sûr, même autrefois quand les tomates avaient du goût, certaines vivaient sous serre, d’autres bénéficiaient d’un médiocre ensoleillement, tandis que les troisièmes s’épanouissaient aux meilleurs endroits et la différence était dans l’assiette et sur l’étiquette de prix.

Les films, de la même façon, ne deviendront pas tous des œuvres, encore moins des chef-d’œuvres, juste parce qu’on interrogerait à nouveau le processus de création là où il doit être questionné, mais la vigilance en matière de développement est désormais de mise, si nous ne voulons pas voir surgir le Monsanto de l’écriture, du développement et de la production.

S’il y a moins de 30 ans les auteurs confondaient facilement collaboration et interventionnisme, s’ils pensaient que travailler en équipe dès le développement altérait leur liberté, aujourd’hui, nous arrivons presque à l’excès inverse. Les avis multipliés et références aux normes de la dramaturgie revue et corrigée par ceux qui en font des manuels scolaires rassurants sont sollicités comme un gage de succès, ou tout au moins une solution pour entrer sur le fameux marché !

D’année en année, nous perdons tout bon sens et passant d’un extrême à l’autre, il est bien difficile de s’opposer au grand mouvement de balancier qui s’est mis en marche. Difficile oui mais encore possible, puisque d’autres domaines nous ont montré les monstres engendrés par l’obsession du marché au détriment de toute logique et la nécessité de leur résister.

Le sort des tomates, dont il est question aujourd’hui, puisqu'elles deviennent même carrées est inspirant quant à la vigilance qu’un tel constat nous impose si nous ne voulons pas que les générations à venir oublient qu’un jour les films aussi avaient du goût…

— Isabelle Fauvel, Initiative film

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